Contacter un Centre de Sauvegarde : pourquoi ?

  • Avant d’entreprendre toute action face à un animal sauvage blessé, nous vous recommandons de nous contacter. Plus vite l’animal est pris en charge par des spécialistes, plus il a de chances d’être sauvé. Nous sommes là pour vous conseiller.

  • La majeure partie des animaux sauvages est protégée par la loi. Leur détention par un particulier est strictement interdite et passible d’une poursuite judiciaire et d’une amende.
  • Une captivité prolongée au contact des humains peut entraîner l’imprégnation qui empêchera le retour à la vie sauvage de l’animal.

Que faire ?

Par précaution, il est conseillé d’enregistrer sur votre portable, le numéro de téléphone du centre de soins pour animaux sauvages le plus proche de chez vous afin de pouvoir l’appeler en cas de doute ou avant d’intervenir. N’hésitez pas à consulter le site du Réseau des Centres de Soins de la Faune Sauvage qui répertorie tous les centres de soins de France. Si vous êtes en Bretagne Sud, contactez-nous au 06 43 22 15 50.

1. Analyser la situation

JEUNES – Certains jeunes animaux peuvent paraître abandonnés alors que les parents ne sont pas loin. Ils se cachent simplement en attendant que vous partiez… s’il n’y a pas de danger immédiat (route, prédateur) ceux-ci ne nécessitent aucune intervention. C’est parfois le cas, par exemple, avec les jeunes faons, chouettes hulottes ou encore merles noirs …

ADULTES – Voici quelques comportements anormaux qui confirmeront qu’un animal est en détresse et qu’il est alors nécessaire de nous appeler :

  • Un animal sauvage qui se laisse approcher.
  • Un animal qui présente une blessure.
  • Un oiseau qui ne s’envole pas à votre approche.

Dans tous les cas, lorsqu’un animal court un danger immédiat (route, prédateur), que vous le voyez depuis longtemps sans ses parents (pour un juvénile), ou que vous voyez une blessure apparente : il faut le récupérer sans attendre.

 

2. Attraper l’animal

Une serviette, une vieille taie d’oreiller ou un morceau de drap peuvent convenir pour vous aider à attraper l’animal en toute sécurité. Mettez-vous derrière lui et placez le haut du tissu sur sa tête pour le recouvrir entièrement, tête et pattes comprises. Le fait de placer l’animal dans l’obscurité sous la couverture diminuera son stress, vous mettra en sécurité et facilitera l’opération. Il est important que la tête et les pattes restent bien couvertes.

 

3. Mettre l’animal dans un carton adapté

Un animal sauvage n’apprécie pas le contact avec l’homme : il le voit comme un prédateur. Rester proche de lui le stressera et diminuera ses chances de survie.

Le placer sans attendre dans un carton adapté à sa taille et dans lequel l’air peut circuler (faire quelques trous) avec une bouillotte ou une bouteille remplie d’eau chaude (entourée d’un tissu). Un animal en état de choc ou faible a tendance à tomber en hypothermie, ce qui peut provoquer sa mort. Laisser un tissu sur le fond du carton afin que l’animal puisse se cacher.

Placer ensuite le carton dans le noir et au calme : cela diminuera son état de stress ce qui facilitera le sauvetage.

4. Ne rien donner à boire ou à manger

Si l’animal présente une défaillance (hypothermie, mauvais fonctionnement d’un organe…), le fait d’ingurgiter quoi que ce soit peut causer sa mort.

De plus, chaque espèce a un régime alimentaire dont seuls des spécialistes connaissent les particularités. Ne pas se fier à internet : tout le monde peut y mettre n’importe quoi. Nous y trouvons souvent beaucoup de bêtises…

 

5. Contacter le Centre le plus proche

Contactez le Centre de soins le plus proche de chez vous, le plus rapidement possible.

A ne pas faire

  • Mettre l’animal dans les bras d’un enfant. Bien que blessé ou malade, l’animal reste sauvage et son comportement imprévisible : un accident est vite arrivé.
  • Exhiber votre trouvaille. Pas de gestes brusques ni de cris. Vous limiterez ainsi le stress répété de l’animal, susceptible d’aggraver son état, ou d’entraîner sa mort.
  • Entraver l’ouverture du bec d’un oiseau. Certaines espèces d’oiseaux marins sont dépourvues de narines : la fermeture prolongée du bec peut conduire à l’asphyxie et donc à la mort de l’oiseau. Exemple : le fou de Bassan ou le Grand Cormoran
  • Mettre l’animal dans un sac en plastique. Il risque de suffoquer. De plus, un sac n’est pas assez rigide pour être propice au transport : à coup de dents, bec ou serres, un sac est vite déchiré.
  • Forcer un animal blessé à boire ou à manger. En cas de lésions internes de l’appareil digestif, ceci aurait pour effet d’entraîner sa mort.
  • Pratiquer un quelconque soin sans avoir eu l’accord d’un spécialiste de la faune sauvage. Les soins sont très différents de ceux prodigués aux hommes ou aux animaux domestiques. De plus, ceci est interdit par la loi !